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100e anniversaire du concours Prix d’Europe  1911-2011


Sur cette page :

Président d'honneur  •  Membre du jury Prix d'Europe  •  Membres du jury Prix de composition Fernand-Lindsay


 

Président d'honneur de la 100e édition - Kenneth Gilbert

 

Kenneth Gilbert, claveciniste, organiste, musicologue. Lauréat du Prix d'Europe pour orgue du gouvernement du Québec en 1953, il devient un virtuose et un érudit de premier plan. Ses nouvelles éditions de musiques anciennes pour clavier (dont les œuvres complètes pour clavecin de Couperin et de Rameau (1969-1972) et les sonates de Scarlatti (à compter de 1984) lui valent l'admiration de musicologues du monde entier. Fervent partisan de l'orgue de conception classique, il préconise le retour à l'orgue mécanique au moment de l'installation de nombreux instruments au Canada, notamment à l'Église unie, située sur la rue Queen Mary, à Montréal.

Depuis 1965, Kenneth Gilbert joue presque exclusivement du clavecin comme soliste et chambriste dans des concerts et récitals en Amérique du Nord et en Europe. Ses nombreux enregistrements ont été fortement acclamés par la critique internationale, dont les œuvres complètes pour clavecin de Couperin (1970-1971) et de Rameau (1976), et les Variations Goldberg de J.S. Bach (1987). Grâce à ses éditions, enregistrements et études de performance, M. Gilbert devient un leader de la résurgence de la musique baroque et contribue spécialement à en faire un succès commercial viable. Après avoir enseigné à la Mozateum Academy, à Salzbourg, et à la Hochschule für Musik, à Stuttgart, M. Gilbert est le premier Canadien à être nommé professeur à temps plein au Conservatoire de Paris, en 1988. Il est nommé Officier de l'Ordre du Canada en 1986. En plus de recevoir les honneurs de l'Ordre des Arts et des Lettres de France et l'Austrian Cross of Honour First Degree, il est nommé membre de la Société royale du Canada en 1988. Titulaire d'un doctorat honorifique de l'Université McGill en 1981, il en reçoit un deuxième en 2006 de l'Université de Melbourne, en Australie et un troisième de l’Université Laval, en 2010. Il œuvre actuellement en tant que professeur invité de clavecin au Royal Academy of Music de Londres et professeur adjoint à l'Université McGill.

 

Source: L’Encyclopédie de la musique au Canada


Membres du jury Prix d'Europe

 

Christophe Guilot

 

Christophe Guiot, issu d’une longue lignée de musiciens populaires et classiques, se passionne très jeune pour le violon. Entré au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris simultanément dans le cours de violon de Christian Ferras et dans la classe de musique de chambre de Geneviève Joy, il en sort brillamment en obtenant deux premiers prix en 1980 et 1981. Recruté par l’Orchestre des jeunes de la communauté européenne, il joue avec des chefs aussi prestigieux que Herbert von Karajan, Lorin Maazeel et Claudio Abbado. Reçu soliste au sein du Théâtre National de l’Opéra de Paris, il joue le répertoire symphonique sur les plus grandes scènes du monde, lors de tournées au Vénézuela, en Corée, en Italie, avec Myung-Whun Chung,Georges Prêtre et Alain Lombard. Ses aspirations musicales le poussent très vite à enseigner aux plus jeunes au Conservatoire du XIIème arrondissement. Christophe Guiot se produit régulièrement en formation de musique de chambre tant en France qu’aux États-Unis, en Russie, en Espagne, en Italie, en Suisse, en Syrie, en Egypte et au Maroc, dans un répertoire aussi éclectique que l’intégrale des quintettes à cordes de Darius Milhaud ou lors de la rétrospective des quintettes et sextuors de Brahms à Paris, au Festival de printemps de Sion et au Festival Méditerranéen de Chania en Crète. Il enregistre actuellement un recueil d’oeuvres françaises inédites.

 

Nicole Lorange

 

Originaire de Montréal et récipiendaire de plusieurs premiers prix et bourses, Nicole Lorange mène depuis ses débuts à l’âge de 15 ans avec l’OSM, une carrière tout à fait remarquable. Ses qualités vocales et dramatiques lui ont valu d’être sollicitée pour les grands rôles sur les scènes internationales. En 1975, elle chante le rôle de Nedda de l’Opéra I Pagliacci aux côtés de Placido Domingo au Liceo de Barcelone. En 1978, elle reçoit d’élogieuses critiques pour le rôle de Madame Butterfly avec le Lyric Opera de Chicago. En 1979, elle est choisie pour chanter le rôle de Floria Tosca avec la Philarmonique d’Israël sous la direction de Zubin Mehta à Tel Aviv. Avec ce même rôle qui devient, en 1980, son rôle de prédilection, elle ouvre la première saison de l’Opéra de Montréal pour ensuite l’interpréter à travers l’Amérique, l’Europe et en Afrique du Sud. Dès 1981, Nicole Lorange est en tête d’affiche au Metropolitain Opera de New York interprétant entre autres les rôles de Madame Butterfly, Adriana Lecouvreur, Donna Elvira de l’Opéra Don Giovanni , Francesca Da Rimini et La Samaritana aux côtés de Placido Domingo, Santuzza de l’Opéra Cavalleria Rusticana (rôle qu’elle chante à l’Opéra de Montréal en 1985). De 1985 à 2000, Nicole Lorange fait de nombreuses tournées en Amérique du Sud, aux Etats-Unis, en Europe et en Orient . Elle participe également à de nombreux jurys dont le concours de musique du Canada, le concours de l’OSM, le concours Prix d'Europe, le concours de Radio-Canada et le Conseil des Arts du Canada. En 1999, Nicole Lorange est intronisée au Panthéon de l’Art Lyrique du Canada. Ayant donné des classes de maître au Conservatoire de musique de Montréal, à l’Université McGill et au Conservatoire de Pékin à Hong Kong, elle se consacre maintenant à l'enseignement de l'art du chant.
 

Rachel Martel

 

Rachel Martel étudie tout d’abord au Conservatoire de musique de Québec où elle obtient un brillant premier prix de piano. Lauréate du concours Prix d’Europe en 1959, elle part alors étudier à Paris et à Karlsrhue avec la pianiste Yvonne Loriod-Messiaen. En 1962, elle participe à la création de la sonate d’André Prévost, avec le violoncelliste Pierre Morin et, en 1973, du cycle Les Clartés de la nuit de Jacques Hétu, avec la soprano Ginette Duplessis.  De 1967 à 2003, elle est pianiste répétitrice à la Faculté de musique de l’Université Laval. Soliste et chambriste réputée, elle a aussi à son actif plusieurs enregistrements discographiques. La critique est unanime à souligner la clarté de son jeu et le raffinement de sa musicalité.

 

 

 

 

 

 

 

Yuriko Naganuma

Née au Japon, Yuriko Naganuma commence ses études musicales à Tokyo. Elle se rend ensuite en France où elle obtient un brillant premier prix au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, dans la classe de Michèle Auclair. Récipiendaire d’un prix au Concours Paganini à Gênes et au Concours International Jacques Thibaud en 1981, elle est également lauréate du Concours International d'Indianapolis et du Concours International de Montréal. Sa carrière se déroule en France et au Japon où elle donne chaque année des séries de concerts. Depuis 1988, elle partage son temps entre sa carrière de soliste et sa responsabilité de violon solo de l'Octuor de France. Yuriko Naganuma a enregistré, sous la direction du compositeur et avec l'Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, le concerto pour violon de Jean Françaix.

 

 

 

 

 

Jean-Marie Poupelin

 

Après ses débuts au Conservatoire d’Angers, Jean-Marie Poupelin entre au Conservatoire National Supérieur de Paris à l’âge de 16 ans dans la classe de Pierre Pierlot où il obtient un premier prix de hautbois puis un premier prix de musique de chambre. Tout d’abord hautbois solo aux Philharmonistes de Châteauroux, ses activités de concertiste l’amènent à jouer avec divers ensembles de musique de chambre : I Solisti Veneti, Octuor de France, Orchestre de chambre de Toulouse, Orchestre d’Auvergne, Atelier Musique de Ville d’Avray. Il participe à différents festivals dont Aix en Provence, Deauville, Saint-Lizier, Nohant, Auvers sur Oise, Royan et a pour partenaires des solistes aussi réputés que Paul Badura-Skoda, Maurice André, Jean-François Zygel, Philippe Cuper, Laurent Lefebvre, Hervé Joulain, Michel Moraguès. Appelé à jouer au sein des plus grandes formations tels l’Orchestre de Paris, l’Opéra de Paris, l’Orchestre philharmonique de Radio-France, il a notamment assuré en intérim le poste de hautbois solo à l’Orchestre National de France pendant 5 ans. Il a ainsi joué sous la direction de Lorin Maazel, Seiji Osawa, Kurt Mazur, Bernard Haitink, Daniel Baremboim, Evgeni Svetlanov, Esa Pekka Salonen, Christoph Von Dohnany et effectué des tournées aux Etats-Unis, au Canada, au Japon, en Chine et au Mexique. Ayant enseigné aux académies d’été de Flaine, Courchevel et Frensham Heights en Angleterre, il est, depuis 2008, professeur au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris pour la formation à l’enseignement du hautbois.

 

Gabriel Thibaudeau

Compositeur, chef d’orchestre et pianiste attitré de la Cinémathèque québécoise, Gabriel Thibaudeau est reconnu à travers le monde comme l’un des grands spécialistes de l’accompagnement du cinéma muet. Né au Québec en 1959, il étudie le piano à l’École de musique Vincent d’Indy et la composition à la Faculté de musique de l’Université de Montréal. Il étudie également avec Iannis Xenakis, Micheline Coulombe Saint-Marcoux et Nil Parent. En 1990, il écrit sa première partition pour un film muet, une commande de la Cinémathèque québécoise pour un film de Julian Rupert, The Phantom of the Opera et créée en novembre de la même année, à la Place des Arts de Montréal. Cette partition symphonique ainsi qu’une version pour octuor et piano sont régulièrement entendues en Europe, aux États-Unis ainsi qu’au Canada. Depuis, plusieurs institutions et artistes lui ont commandé des œuvres, entre autres, la Cineteca del comune di Bologna, le Musée du Louvre à Paris, l’Orchestre symphonique de Montréal, Les Grands Ballets Canadiens, l’ensemble Musica Camerata de Montréal, Angèle Dubeau et La Piéta.  En 1998, la célèbre Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes lui commande une partition originale pour le film L’homme qui rit de Paul Leni. Après une soirée prestigieuse à Cannes, il entreprend, en compagnie de l’Octuor de France, une tournée mondiale qui le mènera dans plusieurs grandes villes du monde dont Tokyo, New York, Bologne, Athènes, Paris, Boston, Barcelone, Rome, Minsk et Montréal. En septembre 2005, il crée pour le Festival International du Film de Toronto sa partition pour le film canadien Nanook of the North, alliant chants de gorge inuits, quatuor de flûtes, chanteurs et percussion. Le quotidien français L'humanité a qualifié la projection-concert d'inoubliable. Gabriel Thibaudeau est régulièrement invité, comme compositeur ou pianiste-improvisateur, par de nombreux festivals de cinéma dont Le giornate del cinema muto et Il cinema ritrovato en Italie et par de prestigieuses institutions telles que le Berkeley Art Museum & Pacific Film Archive en Californie, la National Gallery à Washington et la Harvard University à Boston.

 


Membres du jury de composition pour le Prix de composition Fernand-Lindsay

 

Denis Gougeon

 

La musique de Denis Gougeon se distingue par son caractère à la fois exigeant et accessible, une musique dynamique, énergique, aux cellules mélodiques riches et prenantes. Compositeur prolifique, il a composé plus de 90 oeuvres qui vont du solo à l’orchestre, de la musique concertante (piano, guitare, cor anglais, piccolo) à l’opéra de chambre, mais également du conte musical (Le Piano Muet avec Gilles Vigneault) jusqu’au ballet symphonique. Il a composé pour des ensembles aussi prestigieux que l’OSM, l’OSQ, la SMCQ, les Percussions de Strasbourg, le Nouvel Ensemble Moderne, les Ballets de Munich et d’Oslo, l’Orchestre de Shangaï, l’Orchestre philharmonique de Radio-France, mais également pour des solistes tels la soprano Marie- Danielle Parent et le pianiste Richard Raymond. Pour le Théâtre Ubu, il a composé la musique de 10 spectacles mis en scène par Denis Marleau. Parmi les récompenses, mentionnons en 2000 le Prix du Compositeur de l’année décerné par le Conseil Québécois de la musique. Récipiendaire en 2001, 2002, 2003 et 2007 du Prix Jan V. Matejcek de la SOCAN. En 2007, il recevait le Prix JUNO pour son oeuvre Clere Vénus. Depuis 2001, Denis Gougeon enseigne la composition à la Faculté de musique de l’Université de Montréal.

 

John Rea

 

Récipiendaire de nombreux prix et récompenses, John Rea obtient maintes commandes. Son répertoire très varié comprend des œuvres de musique de chambre, de musique instrumentale, vocale, théâtre musical, de la musique électroacoustique, de la musique de scène et des œuvres pour grand ensemble. En 1995, sa réorchestration pour vingt et un musiciens de l’opéra Wozzeck d’Alban Berg, a été présentée une douzaine de fois à travers le monde depuis 2002, les plus récen-tes productions ayant eu lieu en 2010 à San Francisco et à Portland en Oregon. Parmi ses dernières créations, mentionnons en 2006, Figures hâtives, concerto de violon pour l’Orchestre symphonique de Montréal, en 2007, Singulari-T (Tombeau de Ligeti) pour le Nouvel Ensemble Moderne, en 2008, la musique de scène pour Lortie de Pierre Lefebvre présenté au Nouveau Théâtre Expérimental, et Oreille, Tigre et Bruit d’Alexis Martin au Théâtre d’Aujourd’hui , en 2009-2010, la transcription de plusieurs Études de Ligeti pour l’ensemble de percussion Sixtrum et en 2010, Beauty dissolves in a brief hour , scène opératique pour deux so-pranos et accordéon. Cofondateur de deux sociétés de musique à Montréal, Les Événements du neuf et les Tra-ditions musicales du monde, il a travaillé aussi pendant presque vingt-cinq ans au sein de la Société de musique contemporaine du Québec. Depuis vingt ans, il fait partie du comité de rédaction pour le périodique Circuit : musiques contemporaines. De 1986 à 1991, il est doyen de la Faculté de musique, connue aujourd’hui sous le nom d’École de musique Schulich. Il est, depuis 1973, profes-seur de composition, de théorie et d’orchestration à l’Université McGill.

 

Ana Sokolovic

 

Née à Belgrade, en Serbie, Ana Sokolovic étudie la composition à l’Université de Novi Sad et plus tard à l’Université de Montréal. Son répertoire comprend des oeuvres pour solistes, orchestre, voix, formations de chambre, ainsi que plusieurs musiques de scène. En 1995 et 1998, Ana Sokolovic est trois fois lauréate du Concours des jeunes compositeurs de la SOCAN. En 1999, elle obtient le premier prix du Concours des jeunes compositeurs de Radio-Canada dans la catégorie musique de chambre, ainsi que le grand prix toute catégorie. En 2005, Ana Sokolovic se mérite le prix Joseph S. Stauffer du Conseil des Arts du Canada, en 2007, le prix Opus pour le compositeur de l’année, et en 2008, le prix Jan Matejcek de la SOCAN pour la nouvelle musique classique. Plus récemment, en 2009, elle reçoit le prix du Centre national des Arts à Ottawa, qui comprend commandes, résidences et enseignement pour les cinq prochaines années. Son premier opéra, The Midnight Court, créé par la compagnie The Queen of Puddings Music Theatre en 2005, est présenté en première européenne à Londres en 2006, à la Royal Opera House. Ana Sokolovic enseigne actuellement la composition à l’Université de Montréal.