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Président d'honneur de la 100e édition
- Kenneth Gilbert
Kenneth
Gilbert, claveciniste, organiste, musicologue. Lauréat du Prix
d'Europe pour orgue du gouvernement du Québec en 1953, il devient un
virtuose et un érudit de premier plan. Ses nouvelles éditions de
musiques anciennes pour clavier (dont les œuvres complètes pour
clavecin de Couperin et de Rameau (1969-1972) et les sonates de
Scarlatti (à compter de 1984) lui valent l'admiration de
musicologues du monde entier. Fervent partisan de l'orgue de
conception classique, il préconise le retour à l'orgue mécanique au
moment de l'installation de nombreux instruments au Canada,
notamment à l'Église unie, située sur la rue Queen Mary, à Montréal.
Depuis 1965, Kenneth Gilbert joue presque exclusivement du clavecin
comme soliste et chambriste dans des concerts et récitals en
Amérique du Nord et en Europe. Ses nombreux enregistrements ont été
fortement acclamés par la critique internationale, dont les œuvres
complètes pour clavecin de Couperin (1970-1971) et de Rameau (1976),
et les Variations Goldberg de J.S. Bach (1987). Grâce à ses éditions,
enregistrements et études de performance, M. Gilbert devient un
leader de la résurgence de la musique baroque et contribue
spécialement à en faire un succès commercial viable. Après avoir
enseigné à la Mozateum Academy, à Salzbourg, et à la Hochschule für
Musik, à Stuttgart, M. Gilbert est le premier Canadien à être nommé
professeur à temps plein au Conservatoire de Paris, en 1988. Il est
nommé Officier de l'Ordre du Canada en 1986. En plus de recevoir les
honneurs de l'Ordre des Arts et des Lettres de France et l'Austrian
Cross of Honour First Degree, il est nommé membre de la Société
royale du Canada en 1988. Titulaire d'un doctorat honorifique de
l'Université McGill en 1981, il en reçoit un deuxième en 2006 de
l'Université de Melbourne, en Australie et un troisième de
l’Université Laval, en 2010. Il œuvre actuellement en tant que
professeur invité de clavecin au Royal Academy of Music de Londres
et professeur adjoint à l'Université McGill.
Source: L’Encyclopédie de la
musique au Canada
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Membres du jury Prix d'Europe
Christophe Guilot
Christophe
Guiot, issu d’une longue lignée de musiciens populaires et
classiques, se passionne très jeune pour le violon. Entré au
Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris simultanément
dans le cours de violon de Christian Ferras et dans la classe de
musique de chambre de Geneviève Joy, il en sort brillamment en
obtenant deux premiers prix en 1980 et 1981. Recruté par l’Orchestre
des jeunes de la communauté européenne, il joue avec des chefs aussi
prestigieux que Herbert von Karajan, Lorin Maazeel et Claudio Abbado.
Reçu soliste au sein du Théâtre National de l’Opéra de Paris, il
joue le répertoire symphonique sur les plus grandes scènes du monde,
lors de tournées au Vénézuela, en Corée, en Italie, avec Myung-Whun
Chung,Georges Prêtre et Alain Lombard. Ses aspirations musicales le
poussent très vite à enseigner aux plus jeunes au Conservatoire du
XIIème arrondissement. Christophe Guiot se produit régulièrement en
formation de musique de chambre tant en France qu’aux États-Unis, en
Russie, en Espagne, en Italie, en Suisse, en Syrie, en Egypte et au
Maroc, dans un répertoire aussi éclectique que l’intégrale des
quintettes à cordes de Darius Milhaud ou lors de la rétrospective
des quintettes et sextuors de Brahms à Paris, au Festival de
printemps de Sion et au Festival Méditerranéen de Chania en Crète.
Il enregistre actuellement un recueil d’oeuvres françaises inédites.
Nicole Lorange
Originaire
de Montréal et récipiendaire de plusieurs premiers prix et bourses,
Nicole Lorange mène depuis ses débuts à l’âge de 15 ans avec
l’OSM, une carrière tout à fait remarquable. Ses qualités vocales et
dramatiques lui ont valu d’être sollicitée pour les grands rôles sur
les scènes internationales. En 1975, elle chante le rôle de Nedda de
l’Opéra I Pagliacci aux côtés de Placido Domingo au Liceo de
Barcelone. En 1978, elle reçoit d’élogieuses critiques pour le rôle
de Madame Butterfly avec le Lyric Opera de Chicago. En 1979, elle
est choisie pour chanter le rôle de Floria Tosca avec la
Philarmonique d’Israël sous la direction de Zubin Mehta à Tel Aviv.
Avec ce même rôle qui devient, en 1980, son rôle de prédilection,
elle ouvre la première saison de l’Opéra de Montréal pour ensuite
l’interpréter à travers l’Amérique, l’Europe et en Afrique du Sud.
Dès 1981, Nicole Lorange est en tête d’affiche au Metropolitain
Opera de New York interprétant entre autres les rôles de Madame
Butterfly, Adriana Lecouvreur, Donna Elvira de l’Opéra Don Giovanni
, Francesca Da Rimini et La Samaritana aux côtés de Placido Domingo,
Santuzza de l’Opéra Cavalleria Rusticana (rôle qu’elle chante à
l’Opéra de Montréal en 1985). De 1985 à 2000, Nicole Lorange fait de
nombreuses tournées en Amérique du Sud, aux Etats-Unis, en Europe et
en Orient . Elle participe également à de nombreux jurys dont le
concours de musique du Canada, le concours de l’OSM, le concours
Prix d'Europe, le concours de Radio-Canada et le Conseil des Arts du
Canada. En 1999, Nicole Lorange est intronisée au Panthéon de l’Art
Lyrique du Canada. Ayant donné des classes de maître au
Conservatoire de musique de Montréal, à l’Université McGill et au
Conservatoire de Pékin à Hong Kong, elle se consacre maintenant à
l'enseignement de l'art du chant.
Rachel Martel
Rachel Martel étudie
tout d’abord au Conservatoire de musique de Québec où elle obtient
un brillant premier prix de piano. Lauréate du concours Prix
d’Europe en 1959, elle part alors étudier à Paris et à Karlsrhue
avec la pianiste Yvonne Loriod-Messiaen. En 1962, elle participe à
la création de la sonate d’André Prévost, avec le violoncelliste
Pierre Morin et, en 1973, du cycle Les Clartés de la nuit de Jacques
Hétu, avec la soprano Ginette Duplessis. De 1967 à 2003, elle
est pianiste répétitrice à la Faculté de musique de l’Université
Laval. Soliste et chambriste réputée, elle a aussi à son actif
plusieurs enregistrements discographiques. La critique est unanime à
souligner la clarté de son jeu et le raffinement de sa musicalité.
Yuriko Naganuma
Née au
Japon, Yuriko Naganuma commence ses études musicales à Tokyo.
Elle se rend ensuite en France où elle obtient un brillant premier
prix au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, dans
la classe de Michèle Auclair. Récipiendaire d’un prix au Concours
Paganini à Gênes et au Concours International Jacques Thibaud en
1981, elle est également lauréate du Concours International
d'Indianapolis et du Concours International de Montréal. Sa carrière
se déroule en France et au Japon où elle donne chaque année des
séries de concerts. Depuis 1988, elle partage son temps entre sa
carrière de soliste et sa responsabilité de violon solo de l'Octuor
de France. Yuriko Naganuma a enregistré, sous la direction du
compositeur et avec l'Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, le
concerto pour violon de Jean Françaix.
Jean-Marie Poupelin
Après
ses débuts au Conservatoire d’Angers, Jean-Marie Poupelin
entre au Conservatoire National Supérieur de Paris à l’âge de 16 ans
dans la classe de Pierre Pierlot où il obtient un premier prix de
hautbois puis un premier prix de musique de chambre. Tout d’abord
hautbois solo aux Philharmonistes de Châteauroux, ses activités de
concertiste l’amènent à jouer avec divers ensembles de musique de
chambre : I Solisti Veneti, Octuor de France, Orchestre de chambre
de Toulouse, Orchestre d’Auvergne, Atelier Musique de Ville d’Avray.
Il participe à différents festivals dont Aix en Provence, Deauville,
Saint-Lizier, Nohant, Auvers sur Oise, Royan et a pour partenaires
des solistes aussi réputés que Paul Badura-Skoda, Maurice André,
Jean-François Zygel, Philippe Cuper, Laurent Lefebvre, Hervé Joulain,
Michel Moraguès. Appelé à jouer au sein des plus grandes formations
tels l’Orchestre de Paris, l’Opéra de Paris, l’Orchestre
philharmonique de Radio-France, il a notamment assuré en intérim le
poste de hautbois solo à l’Orchestre National de France pendant 5
ans. Il a ainsi joué sous la direction de Lorin Maazel, Seiji Osawa,
Kurt Mazur, Bernard Haitink, Daniel Baremboim, Evgeni Svetlanov, Esa
Pekka Salonen, Christoph Von Dohnany et effectué des tournées aux
Etats-Unis, au Canada, au Japon, en Chine et au Mexique. Ayant
enseigné aux académies d’été de Flaine, Courchevel et Frensham
Heights en Angleterre, il est, depuis 2008, professeur au
Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris pour la
formation à l’enseignement du hautbois.
Gabriel Thibaudeau
Compositeur,
chef d’orchestre et pianiste attitré de la Cinémathèque québécoise,
Gabriel Thibaudeau est reconnu à travers le monde comme l’un
des grands spécialistes de l’accompagnement du cinéma muet. Né au
Québec en 1959, il étudie le piano à l’École de musique Vincent
d’Indy et la composition à la Faculté de musique de l’Université de
Montréal. Il étudie également avec Iannis Xenakis, Micheline
Coulombe Saint-Marcoux et Nil Parent. En 1990, il écrit sa première
partition pour un film muet, une commande de la Cinémathèque
québécoise pour un film de Julian Rupert, The Phantom of the Opera
et créée en novembre de la même année, à la Place des Arts de
Montréal. Cette partition symphonique ainsi qu’une version pour
octuor et piano sont régulièrement entendues en Europe, aux
États-Unis ainsi qu’au Canada. Depuis, plusieurs institutions et
artistes lui ont commandé des œuvres, entre autres, la Cineteca del
comune di Bologna, le Musée du Louvre à Paris, l’Orchestre
symphonique de Montréal, Les Grands Ballets Canadiens, l’ensemble
Musica Camerata de Montréal, Angèle Dubeau et La Piéta. En
1998, la célèbre Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes
lui commande une partition originale pour le film L’homme qui rit de
Paul Leni. Après une soirée prestigieuse à Cannes, il entreprend, en
compagnie de l’Octuor de France, une tournée mondiale qui le mènera
dans plusieurs grandes villes du monde dont Tokyo, New York, Bologne,
Athènes, Paris, Boston, Barcelone, Rome, Minsk et Montréal. En
septembre 2005, il crée pour le Festival International du Film de
Toronto sa partition pour le film canadien Nanook of the North,
alliant chants de gorge inuits, quatuor de flûtes, chanteurs et
percussion. Le quotidien français L'humanité a qualifié la
projection-concert d'inoubliable. Gabriel Thibaudeau est
régulièrement invité, comme compositeur ou pianiste-improvisateur,
par de nombreux festivals de cinéma dont Le giornate del cinema muto
et Il cinema ritrovato en Italie et par de prestigieuses
institutions telles que le Berkeley Art Museum & Pacific Film
Archive en Californie, la National Gallery à Washington et la
Harvard University à Boston.
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Membres du jury de composition pour le Prix de composition
Fernand-Lindsay
Denis Gougeon
La
musique de Denis Gougeon se distingue par son caractère à la
fois exigeant et accessible, une musique dynamique, énergique, aux
cellules mélodiques riches et prenantes. Compositeur prolifique, il
a composé plus de 90 oeuvres qui vont du solo à l’orchestre, de la
musique concertante (piano, guitare, cor anglais, piccolo) à l’opéra
de chambre, mais également du conte musical (Le Piano Muet avec
Gilles Vigneault) jusqu’au ballet symphonique. Il a composé pour des
ensembles aussi prestigieux que l’OSM, l’OSQ, la SMCQ, les
Percussions de Strasbourg, le Nouvel Ensemble Moderne, les Ballets
de Munich et d’Oslo, l’Orchestre de Shangaï, l’Orchestre
philharmonique de Radio-France, mais également pour des solistes
tels la soprano Marie- Danielle Parent et le pianiste Richard
Raymond. Pour le Théâtre Ubu, il a composé la musique de 10
spectacles mis en scène par Denis Marleau. Parmi les récompenses,
mentionnons en 2000 le Prix du Compositeur de l’année décerné par le
Conseil Québécois de la musique. Récipiendaire en 2001, 2002, 2003
et 2007 du Prix Jan V. Matejcek de la SOCAN. En 2007, il recevait le
Prix JUNO pour son oeuvre Clere Vénus. Depuis 2001, Denis Gougeon
enseigne la composition à la Faculté de musique de l’Université de
Montréal.
John Rea
Récipiendaire
de nombreux prix et récompenses, John Rea obtient maintes
commandes. Son répertoire très varié comprend des œuvres de musique
de chambre, de musique instrumentale, vocale, théâtre musical, de la
musique électroacoustique, de la musique de scène et des œuvres pour
grand ensemble. En 1995, sa réorchestration pour vingt et un
musiciens de l’opéra Wozzeck d’Alban Berg, a été présentée une
douzaine de fois à travers le monde depuis 2002, les plus récen-tes
productions ayant eu lieu en 2010 à San Francisco et à Portland en
Oregon. Parmi ses dernières créations, mentionnons en 2006, Figures
hâtives, concerto de violon pour l’Orchestre symphonique de
Montréal, en 2007, Singulari-T (Tombeau de Ligeti) pour le Nouvel
Ensemble Moderne, en 2008, la musique de scène pour Lortie de Pierre
Lefebvre présenté au Nouveau Théâtre Expérimental, et Oreille, Tigre
et Bruit d’Alexis Martin au Théâtre d’Aujourd’hui , en 2009-2010, la
transcription de plusieurs Études de Ligeti pour l’ensemble de
percussion Sixtrum et en 2010, Beauty dissolves in a brief hour ,
scène opératique pour deux so-pranos et accordéon. Cofondateur de
deux sociétés de musique à Montréal, Les Événements du neuf et les
Tra-ditions musicales du monde, il a travaillé aussi pendant presque
vingt-cinq ans au sein de la Société de musique contemporaine du
Québec. Depuis vingt ans, il fait partie du comité de rédaction pour
le périodique Circuit : musiques contemporaines. De 1986 à 1991, il
est doyen de la Faculté de musique, connue aujourd’hui sous le nom
d’École de musique Schulich. Il est, depuis 1973, profes-seur de
composition, de théorie et d’orchestration à l’Université McGill.
Ana Sokolovic
Née
à Belgrade, en Serbie, Ana Sokolovic étudie la composition à
l’Université de Novi Sad et plus tard à l’Université de Montréal.
Son répertoire comprend des oeuvres pour solistes, orchestre, voix,
formations de chambre, ainsi que plusieurs musiques de scène. En
1995 et 1998, Ana Sokolovic est trois fois lauréate du Concours des
jeunes compositeurs de la SOCAN. En 1999, elle obtient le premier
prix du Concours des jeunes compositeurs de Radio-Canada dans la
catégorie musique de chambre, ainsi que le grand prix toute
catégorie. En 2005, Ana Sokolovic se mérite le prix Joseph S.
Stauffer du Conseil des Arts du Canada, en 2007, le prix Opus pour
le compositeur de l’année, et en 2008, le prix Jan Matejcek de la
SOCAN pour la nouvelle musique classique. Plus récemment, en 2009,
elle reçoit le prix du Centre national des Arts à Ottawa, qui
comprend commandes, résidences et enseignement pour les cinq
prochaines années. Son premier opéra, The Midnight Court, créé par
la compagnie The Queen of Puddings Music Theatre en 2005, est
présenté en première européenne à Londres en 2006, à la Royal Opera
House. Ana Sokolovic enseigne actuellement la composition à
l’Université de Montréal.
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